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Flavius Antoniu Baias, decorat cu Legiunea de Onoare
05.10.2017 | JURIDICE.ro

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Miercuri, 4 octombrie 2017, Ambasada Franței în România i-a conferit prof. univ. dr. Flavius Antoniu Baias, Decan al Facultății de Drept din cadrul Universității din București, Ordinul Legiunea de Onoare, potrivit unui comunicat al Facultății de Drept.

În cadrul evenimentului, la care au participat aproximativ 100 de persoane, au susținut discursuri Michele Ramis, ambasadoarea Franței în România, și prof. univ. dr. Flavius Antoniu Baias.

Legiunea de onoare reprezintă cea mai înaltă distincție civilă și militară franceză, fiind acordată neîntrerupt începând cu anul 1804.

Prezentăm mai jos discursurile în limba franceză:

Remise de la Légion d’Honneur (chevalier) à M. Flavius BAIAS Ambassade de France en Roumanie – 4 octobre 2017

Monsieur le Doyen,

Mesdames et Messieurs, Chers invités,

Je m’apprête à décorer ce soir de la Légion d’Honneur, au nom du Président de la République, une juriste éminent du monde universitaire et un acteur majeur de la relation privilégiée qui lie la Roumanie et la France. Et je le fais avec un grand plaisir, tant ses titres pour recevoir cette distinction sont mérités : il me sera difficile de faire un discours en deux parties et deux sous- parties, tant il y a à dire.

M. Baias, vous êtes originaire de Brasov, au cœur de la Roumanie, où vous avez commencé à étudier la langue française. À l’époque vous aviez un dictionnaire, que vous utilisez toujours aujourd’hui, mais qui fut à ce moment précis d’une aide précieuse pour découvrir notre langue En 1979, vous vous décidez à préparer le concours d’entrée à la Faculté de droit de l’Université de Bucarest. Vous faites alors une rencontre décisive avec un professeur d’histoire exceptionnel qui vous fera découvrir les épisodes fameux de notre histoire commune entre la France et la Roumanie, à commencer bien sûr par le général Berthelot. Ce goût pour notre langue et notre culture sont aujourd’hui une partie de vous-même.

Ainsi en 1981, vous entamez des études de droit en 1981 à Bucarest. C’est à cette époque que vous rencontrez Valeria Baias, votre épouse aujourd’hui, avec laquelle vous développez alors une vraie complicité, vous épaulant l’un l’autre pour réussir. Vous obtenez votre licence en droit en 1985.

Après avoir obtenu le titre d’avocat en 1987, vous placez votre carrière sous le signe de l’amitié avec la France, en choisissant notre pays pour y parfaire votre formation : à Strasbourg d’abord où, grâce à une bourse de l’Académie de Droit comparé, vous suivez la session d’été de la Faculté internationale de cette ville en 1990, puis à Paris où vous effectuez un stage pratique dans un prestigieux cabinet à l’automne 1992. A votre retour en Roumanie, vous devenez très vite un membre éminent du barreau de Bucarest.

En 1997, vos qualités sont remarquées et vous êtes appelé à occuper le poste de Directeur général au ministère de la Justice, et rapidement vous êtes nommé secrétaire d’Etat de ce même ministère, en 1998.

Pendant deux années, vous travaillez avec détermination aux réformes essentielles dont la Roumanie a besoin dans le domaine du droit civil. Après avoir quitté vos fonctions en 2000, vous restez un conseiller écouté du gouvernement pour les projets législatifs importants : je citerai comme exemple le Nouveau Code de Procédure Civile, à la rédaction duquel vous avez grandement contribué.

Parallèlement à ces services éminents rendus à votre pays, vous menez une carrière universitaire brillante. Nommé assistant en 1991, vous devenez maître de conférence en droit civil, puis vice-doyen en 1996. En matière de droit civil, vous faites autorité. Votre production en témoigne : vous avez publié plusieurs dizaines d’articles, couvrant des domaines allant du droit de la famille ou droit de la propriété. Vous avez contribué à la rédaction de nombreux ouvrages, sans parler de vos nombreuses communications en colloque.

Directeur de la revue scientifique de la faculté de droit en 2002, puis chef de la chaire de droit privé en 2006, c’est très logiquement que vous êtes élu doyen de la faculté de droit en 2008.

Dès le début de votre mandat, les échanges avec la France sont placés en tête de vos priorités. C’est ainsi que vous avez appuyé de manière inconditionnelle, et je dois dire décisive, les activités du Collège Juridique Franco-Roumain d’Etudes Européennes où vous-même avez enseigné, en français, dès 1996.

M. le Doyen, vous avez fait de la Faculté de droit un lieu ouvert et dynamique, vous lui avez donné une importance nouvelle dans le paysage universitaire roumain. En 2008, signe de l’importance que vous accordez à la coopération entre la France et la Roumanie, vous devez le Président-fondateur de l’Association franco–roumaine des juristes, toujours active aujourd’hui. En 2011, vous avez reçu les insignes de chevalier dans l’Ordre des palmes académiques, juste récompense de votre implication dans les échanges universitaires entre nos deux pays.

Tout au long de votre carrière, vous avez contribué de manière exceptionnelle à perpétuer et à enrichir la relation franco-roumaine. Outre votre rôle dans l’association franco-roumaine des juristes, vous avez toujours apporté un soutien constant et déterminant au Collège juridique franco-roumain d’études européennes, ainsi qu’au cercle roumain de l’Association Henri Capitant des amis de la culture juridique française.

En 2013, vous avez organisé la plus importante manifestation scientifique francophone ayant jamais eu lieu en Roumanie dans le domaine du droit, avec

83 intervenants prestigieux venus de nombreux pays, dont 20 Français. En novembre 2015, ce sont 73 intervenants venus de 5 pays, dont 40 Français, qui se réunissent à l’occasion du 20ème anniversaire du Collège juridique franco- roumain d’études européennes.

M. Baias, votre personnalité ouverte et chaleureuse est unanimement appréciée. Tout au long de votre carrière vous avez su développer une relation privilégiée avec vos étudiants. Obiter dictum, en fin amateur de vin, ou de bière, vous emmenez chaque année vos étudiants boire un verre, afin de nourrir une convivialité que tous ici vous reconnaissent. En homme passionné, vous savez partager votre amour pour les antiquités, les livres anciens, à l’instar de ceux que renferme la Bibliothèque de votre Université. Votre générosité de cœur est un bonheur pour vos amis, vos collègues et vos étudiants, et pour nous tout autant.

M. le Doyen ,vous êtes depuis de nombreuses années un interlocuteur privilégié de l’ambassade de France, un relais essentiel de notre coopération universitaire et un promoteur de la francophonie, dont vous êtes un ardent défenseur. La relation franco-roumaine vous doit beaucoup, et il était légitime que la France vous témoigne sa reconnaissance.

M. le Doyen, cher Flavius BAIAS, « au nom du Président de la République, je vous remets les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.»”

***

Votre Excellence, Madame l’Ambassadrice de France, Michèle RAMIS,

Chers collègues et amis,

Distingués invités,

Lorsque la République Française m’a conféré, en 2011, le titre de Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques, j’ai été non seulement honoré et surpris, mais je n’aurais pu imaginer que j’allais revivre un tel événement, encore plus honorant et significatif que le précédent.

Pourtant, je vis aujourd’hui, avec une joie et une émotion qui me submergent, le bonheur de recevoir, de votre main, Madame l’Ambassadrice, le titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur.

La distinction remise en 2011 a été, pour moi, le mobile d’une renouvelé détermination et je suis heureux de voir que mon attachement aux valeurs promues par la République Française a été de nouveau reconnu.

Ce qui je vive aujourd’hui a pour moi une triple signification.

Premièrement, Monsieur François Hollande, l’ancien Président de la France, a signé le décret de décoration en 10 mai, et le 10 mai est le jour où le Prince Charles Ier est arrivé en Romanie, le Jour de l’Indépendance de la Roumanie et le Jour où la Roumanie est devenue Royaume. Même si ce n’est, bien entendu, qu’une simple coïncidence, je ne peux omettre de rappeler que le Prince Charles Ier a été élu par les Principautés Roumaines, en 1866, à la suite d’une suggestion de Napoléon III, confirmant ainsi, de nouveau, la formule des deux historiens français, Abel Douay et Gérard Hertault, selon laquelle la Roumanie moderne « avait pour parrain Napoléon III et pour mère, la France ».

Deuxièmement, je reçois ce titre conféré par l’État Français en 2017, 100 ans après que la Roumanie, avec le soutien de la République Française, matérialisé par la présence de la Mission militaire dirigée par le Général Henri-Mattias Berthelot, a pu renaître et bloquer l’offensive des Puissances Centrales, en obtenant les brillantes victoires de Mărăști, Mărășești et Oituz. Ecrivant sur la Roumanie de cette année-là, le Comte de Saint-Aulaire, à l’époque l’Ambassadeur de la France à Bucarest, disait que, s’il avait fallu mettre le portrait de la Roumanie dans un musée de beautés morales, ses vertus auraient imposé qu’elle soit placée dans la salle des chefs- d’œuvre…

Troisièmement, recevoir ce titre me situe dans une longue chaîne de personnalités de la Roumanie, qui commence – sauf erreur de ma part – avec Mihail Kogălniceanu (Premier Ministre du Prince Alexandru Ioan Cuza, sous lequel ont été adoptés les codes modernes de la Roumanie, d’inspiration française), et continue avec de remarquables personnalités de notre pays, parmi lesquels les Professeurs Corneliu Bîrsan et Bogdan Aurescu, professeurs à la Faculté de Droit de l’Université de Bucarest, qui sont avec nous aujourd’hui.

En succédant dans telle ligne, il me semble naturel de reconnaître que – au-delà de mon activité dans le cadre de la Faculté de Droit de l’Université de Bucarest et de mon implication dans le fonctionnement du Collège juridique franco-roumain d’études européennes – le titre reçu aujourd’hui honore, en premier lieu, la Faculté de Droit et ses professeurs.

Il honore la contribution du Doyen Corneliu Bîrsan à la création du Collège juridique franco-roumain et le soin apporté par le Doyen Viorel Mihai Ciobanu à son maintien.

Il honore l’Université de Bucarest, dont les recteurs – Monsieur le Professeur Mircea Dumitru, dont la présence me réjouit, mais aussi ses prédécesseurs – ont démontré une remarquable ouverture aux relations académiques internationales, permettant ainsi à notre faculté d’étendre sa collaboration avec les universités françaises et de développer l’activité du Collège juridique franco-roumain.

Il honore tout autant l’activité de l’équipe de direction de la Faculté de Droit, formée aujourd’hui de mesdames et messieurs les Vice-doyens Daniela Deteșeanu, Andra Trandafir, Romeo Popescu, Răzvan Dincă – responsable du Collège et des relations avec les universités de l’espace francophone – et Claudiu Buglea. Je ne peux omettre, en cette occasion, notre collègue, Madame le Professeur Simina Tănăsescu, ancienne Vice-doyenne de la Faculté – à présent Conseillère présidentielle – qui, pendant six ans, a coordonné, pour la partie roumaine, l’activité du Collège. Sans leur soutien et implication constants, rien de tout ce qui a été réalisé dans le domaine de la coopération avec les universités françaises et, en particulier, de l’évolution du Collège franco-roumain, n’aurait été possible.

Madame l’Ambassadrice,

Les efforts de notre faculté dans le domaine de la coopération avec l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et les autres universités françaises, ainsi que le fonctionnement, dans le cadre de cette coopération, du Collège juridique franco- roumain d’études européennes, ont renouvelé la tradition de formation des jeunes juristes roumains dans l’esprit de la culture juridique française.

Je suis persuadé qu’au moment de la création du Collège, en 1995, le Professeur Yves Jégouzo, Président de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et le Doyen Corneliu Bîrsan ont visé non seulement la poursuite de cette tradition, mais aussi la persistance du souhait de nos étudiants de se former sous l’égide des valeurs de cette culture, qui sont à la base de la création et du fonctionnement de l’Union Européenne.

Et il est magnifique de constater aujourd’hui que cette formation a démontré, dans le temps, son utilité et sa valeur, en attirant des générations entières d’étudiants roumains devenus magistrats, avocats, notaires ou fonctionnaires dans l’administration de la Roumanie et de Bruxelles. Et il est plus que réjouissant de constater que l’attractivité du Collège a dépassé les frontières, la présence de plus en plus importante d’étudiants français et francophones, les deux dernières années, au sein du « Master professionnel de droit international et européen des affaires », étant une preuve en ce sens.

Bien entendu, ceci n’aurait pas été possible sans le soutien constant apporté au Collège par le Ministère français des affaires étrangères et l’Ambassade de France à Bucarest, auxquels j’adresse – en ce très beau moment – toute ma reconnaissance!

Madame l’Ambassadrice,

La décoration que vous me remettez aujourd’hui est, comme je l’ai déjà mentionné, la reconnaissance de mon activité dans le domaine que j’ai évoqué. Mais je dois vous dire que tout ce que je suis et tout ce que j’ai réalisé jusqu’à présent a – comme fondement – l’éducation que j’ai reçue dans ma famille et à l’école, de la part de mes parents, ici présents, et de mes professeurs. Le respect envers la vérité, le respect des choses bien faites, le respect pour l’histoire, dont la compréhension doit être le

fondement de nos projets d’avenir, sont quelques enseignements pour lesquels je les remercie!

Je dois aussi vous dire, à cette occasion, que mon travail, qui a conduit à la réception de cette décoration, aurait été impossible sans le soutien inconditionnel que ma famille m’a donné tout au long de ma vie professionnelle! C’est pour ça que je les remercie de tout mon cœur!

Le monde de la diplomatie ne m’est pas familier. Je sais, toutefois, que la distinction que je reçois aujourd’hui est aussi due à Monsieur François Saint-Paul, ancien Ambassadeur de France à Bucarest, ainsi qu’à Madame Catherine Suard, son premier conseiller. Même s’ils ne sont pas présents aujourd’hui, je considère qu’il est un devoir d’honneur pour moi de les remercier!

Et, bien évidemment, je vous remercie, Madame l’Ambassadrice, en votre qualité de représentante de la République Française à Bucarest, de me remettre ce titre, de m’avoir offert, avec générosité, l’occasion d’exprimer ces pensées et d’avoir patronné cet événement mémorable de ma vie!”

 

 

 
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